L’équivalent du Smic en Algérie est nommé salaire national minimum garantie et est fixé à 18 000 dinars (soit 163.55 euros)D’après l’Union générale des travailleurs, seule une augmentation de ce salaire minimum permettra de redresser le pouvoir d’achat des ménages. C’est pourquoi, elle compte déposer un dossier officiel lors de la prochaine réunion du 10 Octobre 2013 entre la centrale syndicale, le patronat ainsi que le gouvernement.

Le mode de mise en place de la hausse du salaire minimum en Algérie

Selon l’Union générale des travailleurs en Algérie, le pouvoir d’achat de la population est sérieusement affecté par une réduction effective depuis quelques mois, face à la hausse continue des prix des produits alimentaires disponibles sur le marché du pays. Dans le but de redresser cette baisse du pouvoir d’achat et permettre aux travailleurs algériens d’avoir un meilleur niveau de vie, l’UGTA  compte soumettre une offre d’augmentation.

Une revalorisation à hauteur de 10 000 dinars (environ 90 euros) qui permettra à tout salarié de gagner 28 000 dinars mensuellement au minimum (255 euros). D’après Mbarek Serrai, un membre de la centrale syndicale, la hausse demandée devra passer par trois étapes afin d’être acceptée. Dans un premier temps, l’augmentation doit être de 22 000 dinars (200 euros) , puis de 25 000 dinars (227 euros) avant d’atteindre le seuil des 28 000 dinars (255 euros).

Un obstacle à l’application de l’augmentation du Smic algérien

SMIC en AlgérieCertes, l’augmentation du salaire national minimum garantie assurera aux travailleurs un meilleur niveau de vie mais son application peut être compromise légalement. En effet, le code du travail algérien dans son article 87 prévoit que le Smic algérien comprend en plus du salaire de base, les primes et indemnités diverses perçues, à l’exception des indemnités reçues à titre de remboursement des frais engagés par le salarié.

Une disposition qui permettra à certaines entreprises de payer leurs employés à moins de 28 000 dinars. Pour que l’augmentation soit effective, il est donc nécessaire que ce texte de loi soit aboli. Souhait qui est déjà formulé par de nombreuses institutions et de l’UGTA.