Depuis la crise de 2008, l’économie française peine à se relever, malgré les divers dispositifs mis en place par l’Etat. D’après l’Institut Montaigne, les problèmes économiques actuels sont causés en partie par un SMIC trop élevé.

Le niveau du SMIC est-il trop important pour les employeurs ?

Depuis sa création en 1950, le SMIC n’a cessé de se créer des ennemis. Face à la revalorisation relativement fréquente de ce salaire minimum, l’Institut Montaigne estime que son niveau serait à l’origine des problèmes économiques en France.

D’après cet institut, les politiques de baisse des cotisations mises en place par le Gouvernement restent inefficaces, puisque le niveau du Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance constitue une barrière à l’accession d’un emploi, pour les travailleurs non-qualifiés.

Entre 1990 et 2010, le think tank a affirmé que le SMIC a augmenté nettement plus vite (3 fois) que le salaire moyen. En 2014, un employeur payant un salarié au salaire minimum, devait débourser 19 500 € par an, alors qu’aux Etats-Unis, il ne paierait que 12 600 € par an.

Face à cette charge relativement élevé, les entreprises sont de moins en moins intéressées par l’embauche de travailleurs peu qualifiés. Pour étayer sa thèse, l’Institut Montaigne s’est basé sur les chiffres publiés par l’Insee, prouvant que le chômage de masse concerne en grande partie les personnes possédant une faible qualification.

Selon les études menées par l’Insee en 2012, 61% des chômeurs avaient un niveau d’étude inférieur au Bac,  contre seulement 5%, pour les travailleurs ayant fait des études supérieures.

Des solutions ?

L’Institut Montaigne affirme qu’il existe des viviers d’emploi, notamment dans le secteur de l’hôtellerie, l’informatique, la restauration, la garde d’enfants et la santé. Pour pouvoir exploiter ces viviers, il estime qu’il est indispensable de revoir à la baisse le coût du travail non-qualifié, en créant divers dispositifs.

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Cependant, les mesures mises en œuvre par le Gouvernement sont inefficaces selon le think tank. Ce dernier pointe du doigt le Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi s’appliquant aux salaires inférieurs à 2,5 SMIC. D’après lui, les allègements de charge offerts par ce dispositif ne résulteront qu’à des augmentations de salaires et non par des créations d’emploi.