En 2012, l’Observatoire Cegos sur les Millenials et le travail a réalisé un sondage destiné à déterminer ce qui est réellement important aux yeux des jeunes actifs. Cinq ans plus tard, les 20-30 ans possédant un emploi ont émis les mêmes réponses qu’en 2012.

Cependant, il semblerait que le salaire ait pris de l’importance dans leur choix avec le travail. Ce dernier a réussi à accéder à la seconde position tandis que l’argent a gagné 44% des votes, soit une progression de 12% par rapport à 2012.

Gagner sa vie devient une grande priorité chez les 20-30 ans

Si voyager et s’engager étaient deux éléments importants de la vie des jeunes actifs, il y a cinq ans, il semblerait qu’ils aient perdu de leur attractivité.

Contrairement aux dires de nombreux cabinets de recrutement, l’étude réalisée par Cegos a démontré que les 20-30 sont davantage intéressés par un niveau de rémunération élevé, afin de “gagner leur vie”. 93% des enquêtés ont mis le salaire en première position de leurs ressorts.

Des jeunes de plus en plus réalistes

travail

Depuis cinq ans, la mentalité a grandement évolué chez les 20-30 en emploi. Dans un premier temps, ils choisissent leur employeur pour la rémunération et relèguent le contenu des postes et la stabilité, à des niveaux inférieurs.

D’après Christophe Perilhou, le directeur d’activité conseil et formation sur mesure de Cegos, les jeunes salariés font désormais preuve de pragmatisme et de lucidité, concernant les emplois. Ils sont davantage conscients qu’il est devenu nécessaire de faire du “plus avec du moins” et donc de vivre avec la réalité du marché du travail.

Ils n’hésitent pas à se lancer dans leur vie professionnelle malgré que les risques de ruptures dans leur parcours soient élevés et que les métiers soient régulièrement bouleversés, aussi bien par les avancées technologiques que l’environnement économique.

Les jeunes actifs sont bien moins exigeants concernant les contrats. Seulement 31% d’entre eux ont débuté leur carrière en CDI, soit 2 points de moins qu’en 2012.

D’autre part, 50% se sont lancés dans des CDD, des contrats d’intérim et sept enquêtés sur dix comprennent l’utilité de la flexisécurité.