Manuel Valls a récemment annoncée une Prime d’Activité qui va remplacer le RSA-activité et la Prime pour l’emploi, ou PPE. Le principal rôle de cette nouvelle mesure est de réduire le chômage des 18-25 ans, en rectifiant les erreurs des anciens dispositifs.

Des modalités encore floues

La prime annoncée par Manuel Valls est destinée aux jeunes travailleurs et devrait bénéficier à approximativement à 4 millions de personnes. Cependant, de nombreux éléments concernant ce nouveau dispositif restent encore flous en l’occurrence, sa coordination avec le système socio-fiscal.

En effet, il ne semble pas s’articuler avec le système fiscal, à l’instar de la Prime pour l’emploi et des minima sociaux. Pourtant, cette coordination est essentielle pour son bon fonctionnement.

L’exemple britannique pourrait-il aboutir à une meilleure efficacité de la Prime ?

Pour augmenter les chances de réussite de la Prime d’Activité, une meilleure intégration est indispensable et dans ce domaine, le modèle britannique semble être le meilleur exemple.

Récemment, la Grande-Bretagne a mis en place l’Universal Credit, un dispositif qui regroupe toutes les aides octroyées aux ménages modestes, telles que les minima sociaux, les crédits d’impôt pour les foyers à bas revenu ou les allocations logements. Cette fusion n’a pas pour objectif de réduire le montant des aides, mais tout simplement améliorer l’efficacité de la redistribution. Elle entraine entre autres, une unification des besoins des familles et optimise la visibilité des incitations au travail.

 prime

Pour information, Martin Hirsch a proposé une solution qui avait pour but de regrouper l’allocation logement et le RSA. Cette proposition date de 2008, mais pourrait bien être remis au goût du jour, dans le cadre de la nouvelle Prime d’Activité.

La Prime d’Activité et le SMIC

Afin d’être réellement efficace la Prime d’Activité ne devrait pas uniquement être coordonnée avec les aides, telles que l’allocation logement, mais également avec les politiques d’emploi, notamment le SMIC.

La relation entre ces deux dispositifs doit être étudiée, afin de baisser le coût du travail peu qualifié chez les entreprises, sans pour autant réduire les revenus des salariés.

En modérant le SMIC jeune et en compensant le manque par la Prime d’Activité, les travailleurs bénéficieront d’un revenu convenable et les entreprises procéderont à des embauches, puisque le coût du travail sera nettement plus abordable.

Il est à noter que, la baisse de charges du Pacte de stabilité et de croissance a entrainé une légère baisse du coût de l’emploi au SMIC, depuis le début de l’année 2015.