L’instauration du salaire minimum européen fait l’objet d’un grand débat entre les candidats aux élections européennes. Proposé par Emmanuel Macron, le SMIC européen vise à apporter l’harmonie au sein de l’Union européenne. Mais est-ce vraiment possible ? Notons que la plupart des partis politiques n’adhèrent pas à cette opinion.

Augmentation de salaire en Europe de l’Est

Durant cette dernière décennie, on a constaté une diminution quant à l’inégalité de revenu, sans qu’un salaire minimum européen soit imposé. La disparité salariale entre l’Europe de l’Est et l’Europe de l’Ouest persiste, mais une amélioration a eu lieu. Le fait est que l’élargissement de l’Union européenne en 2004 et 2007 a causé un boom économique. D’un autre côté, l’Europe de l’Est a pu augmenter le revenu de ses employés.

À titre d’exemple, le coût horaire moyen du travail à Bulgarie a pu tripler depuis 2004 à 2018. Désormais, les salariés bulgares touchent environ 5,30 euros par heure de travail. C’est un bon début même si le montant est 7 fois moins cher qu’en Allemagne. Cependant, Bulgarie connaît un taux de chômage nettement plus important que l’Allemagne.

Euro pile

L’état de paye dans les pays sans SMIC

En 2017, le salaire minimum imposé dans la plupart des États européens est estimé en moyenne à 850 euros. Toutefois, certains pays paient mieux que les autres. Entre Luxembourg qui propose le SMIC le plus élevé de l’Europe et Bulgarie, l’écart est immense. Le SMIC à Luxembourg atteint le 2000 euros, tandis qu’en Bulgarie, il est fixé à 286 euros, soit 14,3 % du SMIC plus élevé.

À titre de rappel, seuls 22 parmi les 28 pays membres de l’Union européenne appliquent le salaire minimum. Mais cela ne signifie pas pour autant que les 6 autres pays mal paient ses employés. Au contraire, un organisme social se met en place dans ces pays pour négocier le revenu des salariés auprès de leur patron. Tel est le cas pour Danemark, Finlande et Suède. D’ailleurs, ce dernier fait partie des pays les plus généreux de l’Europe en termes de paye.

SMIC européen : les avis des candidats aux élections

A l’occasion des élections européennes, Europe Hebdo s’est penché sur le thème Europe Sociale et a convoqué les candidats pour donner leur avis sur la création du SMIC européen. La réponse de chaque partisan se résume ainsi qu’il suit :

  • Selon Jean-Christophe Lagarde, le premier candidat sur la liste UDI, le SMIC à l’échelle de l’Union européenne n’est tout simplement pas une bonne idée.
  • Le sénateur Les Républicains Gérard longuet de la liste François-Xavier Bellamy a affirmé que la standardisation salariale risque de bouleverser le statut de l’Europe. La diversité de solutions fait la force du continent dit-il.
  • Pour Jean-lin Lacapelle, candidat sur la liste du Rassemblement National, l’instauration de ce SMIC commun tend à baisser le SMIC français.
  • Et pour finir, le candidat Emmanuel Maurel de la liste La France Insoumise valorise la convergence sociale en vue d’apporter une amélioration sur la qualité de vie des citoyens européens.