L’année 2015 a marqué le début de l’adoption du salaire minimum horaire en Allemagne. Cette mesure prise par les autorités allemandes a pour objectif de relever à un certain niveau, la rémunération de certains employés. Cependant, bien qu’elle puisse offrir un pouvoir d’achat plus élevé à de nombreux travailleurs, la mise en vigueur de cette réforme pourrait entrainer quelques problèmes, comme la suppression d’emploi.

Le SMIC allemand

Le 1er janvier dernier, le SMIC a été mis en vigueur en Allemagne. Il est fixé à 8,50 €, contre 9,61 € pour la France et devrait bénéficier jusqu’à 3,7 millions de travailleurs, jusqu’à la fin de l’année 2015 et à 4,7 millions de travailleurs, à l’horizon 2017.

Ce salaire moyen doit être adopté par tous les employeurs, hormis ceux évoluant dans certains secteurs, ayant signé des accords préalables.

D’autre part, les stagiaires et les personnes embauchées suite à un chômage de longue durée, ne sont pas pris en compte par la nouvelle réforme mise en place par les autorités allemandes.

Pour information, cette mesure devrait entrainer une augmentation de la rémunération d’un actif sur dix en Allemagne, mais pourrait également engendrer la suppression de nombreux emplois, d’après le patronat. D’après certains experts économiques, la hausse des salaires provoquée par la réforme entrainerait la suppression de 200 000 emplois en 2016 et donc une probable progression du chômage.

Quelques règles à mettre en place

Si le SMIC permettrait à de nombreux travailleurs allemands de profiter d’un revenu assez élevé, de nombreuses règles devront tout de même être mises en place pour que cette nouvelle réforme puisse être appliquée et respectée par les entreprises.

En effet, l’augmentation du salaire rendrait le coût du travail prohibitif pour de nombreux employeurs. Afin d’alléger leurs charges, certaines entreprises pourraient avoir recours à différentes solutions, telles que l’outsourcing et la suppression de poste.

 euro

Reiner Hoffman, le Président de la Confédération Syndicale DGB, a demandé un renforcement des règles dans un entretien à la Saarbrücker Zeitung. Ce renforcement a pour objectif d’empêcher le recours abusif au travail intérimaire et aux contrats d’entreprises.

Il est à noter que, d’après une enquête menée par l’institut IFO, ce sont les entreprises évoluant dans le secteur du commerce de détails et des services qui se sentent plus concernés par ce changement, contrairement aux industries.