Le Gouvernement français tranchera sur l’avenir du Smic, ce lundi. Dans le cas où il décide de ne pas donner de coup au salaire minimum, celui-ci devrait néanmoins être revalorisé à 9,67 € de l’heure.

Une décision importante qui touchera 1,7 millions de personnes

Pour les 1,7 millions de personnes payées au Smic, la décision du Gouvernement français aura un impact plus ou moins important. Ce sera la ministre du Travail Myriam El Khomri qui confirmera ou non, le coup de pouce de l’Etat.

Pour les syndicats, il est peu probable que le Gouvernement décide de mettre en œuvre une augmentation supplémentaire du Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance. Quoi qu’il en soit, ils prévoient une légère hausse de ce salaire. Selon les prévisions des syndicats, ce dernier devrait être revalorisé à 9,67 € bruts, contre 9,61 € actuellement. A partir du 1er janvier 2016, les smicards devraient donc percevoir un salaire brut de l’ordre de 1466,62 € par mois.

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Le Smic 2016 et sa hausse mécanique

smic-horaire 2016

Le Smic est le successeur du Smig. C’est le salaire au dessous duquel un salarié ne peut-être payé. Il est réévalué au minimum une fois par an et des groupes d’experts peuvent donner des recommandations au Gouvernement concernant sa revalorisation.

Bien que la France ait observé une légère croissance durant cette année, le groupe dirigé par François Bourguignon et chargé de conseiller le Gouvernement, a déconseillé toute hausse supérieure à celle légale, afin de ne pas mettre le marché de l’emploi en péril. En effet, les experts estiment que l’emploi marchand ne retrouvera pas son niveau d’avant crise, sur les deux années qui viennent. Ainsi, une augmentation importante du salaire minimum pourrait mettre la pression sur les employeurs et affecter l’économie française.

Si l’Etat décide d’adopter les recommandations du groupe, il appliquera uniquement le calcul qui prend en compte le taux d’inflation ainsi que le gain de pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier et employé.  L’augmentation serait donc de l’ordre de 0,6%.

Face à cette absence de hausse notable, de nombreux syndicats, hormis la CFDT, ont décidé de faire pression sur l’Etat. D’après ces syndicats, le Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance devrait atteindre les 1 700 €, pour que la consommation soit relancée dans l’Hexagone.