Fin novembre, le Ministre du travail a annoncé qu’aucun coup de pouce ne sera appliqué au Smic pour l’année 2015. Cependant, en raison de l’inflation, le salaire minimum interprofessionnel de croissance a été revu à la hausse.

Une légère augmentation du SMIC

Vers le milieu du mois de décembre 2014, le Gouvernement français a annoncé une revalorisation du Smic de l’ordre de 0,8%. Cette légère hausse prendra effet au 1er janvier 2015 et portera donc le salaire minimum à 9,61 € par heure, soit 1 457,52 € brut par mois. Il est à noter que, courant l’année 2014, ce salaire minimum interprofessionnel de croissance a été de 9,53 €.

En déduisant les charges, la rémunération minimum pour l’année 2015 sera donc de 1 157, 39 € net, d’après le Ministère du Travail.

Pour information, cette revalorisation n’a pas été entrainée par un coup de pouce du Gouvernement, mais est le fruit de l’application de la hausse légale du Smic. En effet, la dernière majoration réalisée par l’Etat date du mois de juillet 2012.

L’annonce du mois de novembre et le calcul du Smic 2015

smic horaire 2015Vers la fin du mois de novembre dernier, François Rebsamen a annoncé que le Gouvernement français n’appliquera aucun coup de pouce supplémentaire sur le Smic, au 1er janvier 2015. Néanmoins, cela ne signifie pas que le salaire minimum n’enregistrera aucune hausse. En effet, d’après des règles

établies en 2013, la rémunération minimale par heure peut être revalorisée, en fonction de l’inflation et des dépenses que chaque foyer doit réaliser mensuellement. C’est la hausse légale.

Depuis 2013, le Smic est indexé sur l’inflation et prend également en compte le poids des dépenses contraintes, telles que les loyers.

Outre l’absence d’une majoration, le Gouvernement a refusé le Smic dérogatoire pour les jeunes et les chômeurs de longue durée. Cette dérogation fait partie des nombreuses propositions du Medef. Ce dernier a en fait listé une série de mesures dans un document publié en septembre 2014, dont la principale objectif de stimuler l’emploi dans l’Hexagone. Pour être mises en œuvre, ces mesures doivent néanmoins, faire l’objet d’une approbation par le Gouvernement français.

Mis à part la dérogation, le Mouvement des Entreprises de France a proposé la suppression de deux jours fériés, afin de créer 1% de croissance.