Si aux premiers abords, une hausse du salaire minimum est une bonne nouvelle pour les salariés, il n’en est rien. En effet, bien que l’augmentation de celle-ci soit synonyme d’amélioration du pouvoir d’achat, elle peut avoir l’effet contraire et dans certains cas, participer activement à la perte d’emploi. A Seattle, la rémunération minimale a été relevée à 15 dollars de l’heure. Mais est-ce que cette opération est réellement bénéfique pour les employés et le marché du travail ?

Une forte pression sur les employeurs

L’augmentation du salaire minimum est toujours une excellente nouvelle pour les salariés, mais pas pour les employeurs. En effet, ces derniers doivent se résoudre à payer des sommes pouvant avoir des répercussions néfastes sur leur budget et leur finance pourtant, il faut savoir que les employés ne méritent pas tous un niveau de salaire élevé, comme celui pratiqué à Seattle.

Que ce soit en Europe ou aux Etats-Unis, de nombreux salariés ne disposent pas des compétences et de l’expérience nécessaires pour percevoir la rémunération minimum. En engageant ces travailleurs qualifiés d' »inemployables”, les employeurs doivent donc payer des charges lourdes qui n’ont parfois, aucun effet bénéfique sur la productivité de leur entreprise.

Comme solution à cette pression sur les entreprises, on peut citer la formation permettant aux jeunes et aux actifs “inemployables” d’acquérir des compétences et de l’expérience, pour mériter un salaire minimum élevé.

La baisse du MinW (salaire minimum) est également une excellente solution puisqu’il faut savoir qu’à l’instar de la France, une rémunération légale trop élevée n’encourage pas l’embauche de travailleurs peu qualifiés.

Les répercussions des augmentations du salaire minimum étudiées par l’Etat de Washington

Si les autorités de Seattle espèrent réaliser une opération bénéfique pour le marché du travail en relevant le salaire minimum à 15 dollars, l’Etat de Washington n’est pas très optimiste quant à l’avenir de l’emploi dans la ville.

Depuis le passage du MinW à 11 dollars, au 1er avril 2015 et les deux augmentations successives réalisées en 2016 et en 2017, amenant celui-ci à 15 dollars, l’Etat a remarqué des problèmes liés au chômage, mais également aux heures de travail des employés.

Un groupe de chercheur à l’Université de Washington a enregistré des effets relativement limités lors de la première hausse. Cependant, concernant la seconde augmentation de 2016, relevant la rémunération légale minimum à 13 dollars, il a remarqué une baisse des heures travaillées de 9%, chez les bas salaires.

En d’autres termes, la révision du MinW n’a pas participé à l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages à bas revenu. D’une part, elle a entrainé des pertes d’emploi et d’autre part, elle a réduit les heures de travail des salariés, qui subissent en moyenne des pertes de revenu de l’ordre de 125 dollars par mois.