En 2015, l’INSEE a constaté une hausse au niveau du salaire net moyen mensuel et du salaire médian. Ce dernier était à 1 767 €, mais il est resté nettement inférieur au la moyenne durant cette année.

De grandes disparités

Dans son étude portant sur les rémunérations dans le privé et les grandes entreprises publiques, l’INSEE a remarqué une hausse plus ou moins importante sur les salaires. Cependant, de grandes disparités ont observées chez les différentes catégories de travailleurs.

Les 10% des salariés les moins bien payés ont perçu un revenu net inférieur à 1 213 €, tandis que les mieux rémunérés ont pu s’offrir 3 646 € par mois. Les 1% percevant les rémunérations les plus élevés quant à eux, ont touché approximativement 8 283 € net par mois.

Selon les analyses effectuées par l’institut, la hausse du salaire net moyen a été de 1,1% en 2015, soit 0,6 % de plus qu’en 2014.

Une progression plus importante sans les contrats aidés

Dans un contexte de croissance économique modérée, la hausse de 1,1% du salaire net moyen était plus ou moins satisfaisante. Toutefois, l’INSEE a affirmé que cette augmentation a été atténuée par les contrats aidés.

En 2015, les effectifs des contrats aidés ont enregistré une forte progression et ont limités la hausse de la rémunération nette moyenne. Sans ces contrats, l’augmentation aurait pu atteindre 1,3%.

Il faut noter que, l’évolution des revenus est très différente d’un secteur à un autre. Dans le domaine des transports, l’équipe en charge de l’étude a remarqué une augmentation de l’ordre de 2%, tandis que dans celui des activités commerciales, elle était de 1,7%.

Concernant les CSP, les cadres ont bénéficié d’une revalorisation de leur salaire de 1,2%. Chez les ouvriers, l’augmentation était de 1,1% après l’augmentation du Smic brut horaire de 0,8%, au 1er janvier 2015.

Au niveau des sexes, les femmes ont habituellement perçu des rémunérations inférieures à celles des hommes. Malgré une hausse significative de leur part dans les cadres, leur salaire net moyen n’a connu qu’une légère progression et la différence de leur revenu et celui des hommes a été évaluée à 18,4%.