D’après le document rédigé par le Medef, le projet de création d’emploi engendre des mesures à court terme et globales. Ci-après les détails sur ces nouvelles mesures.

Zoom sur le temps de travail et le salaire

Pour le Medef, au moins 2 jours fériés doivent être supprimés pour gagner 100 000 emplois et 1% de croissance économique. Il avance aussi un lissage des seuils sociaux et fiscaux afin de créer 50 000 à 100 000 emplois au bout de 3 ans. Pour poursuivre les propos de Pierre Gattaz, l’instauration d’un salaire inférieur au SMIC est effective. Elle est, selon lui destinée aux populations les plus éloignées de l’emploi qui perçoivent des allocations sociales, leur permettant d’avoir un pouvoir d’achat plus ou moins égal au SMIC. Avec cette mesure, le gain d’emploi estimé est compris entre 50 000 et 100 000 en 5 ans.

Pierre Gattaz expose aussi la revue de la durée de travail. Il veut en finir avec la durée légale et donner aux entreprises l’opportunité de négocier le seuil qui leur convient avant de déclencher les heures supplémentaires, l’aménagement du temps de travail et le taux des majorations horaires. Cette idée rejoint celle de Medef qui veut primer les accords majoritaires d’entreprise sur le contrat individuel. La loi sur la durée du travail est uniquement valable pour les entreprises qui ne parviennent pas à trouver un accord.

D’autres mesures aussi significatives

changement pour création emploiPour le Medef, si les commerces s’ouvrent les soirs et les dimanches, cela créerait 40 000 à 100 000 emplois dans la distribution et le commerce contre 50 000 à 200 000 dans le tourisme. Cette mesure ne sera pas obligatoire mais il faut l’approbation des salariés qui le souhaitent par accord social de branche, d’entreprise et d’établissement.

Le Medef remet sur le tapis son ancienne idée de généraliser un contrat de chantier dans tous les secteurs d’activité. Il veut imposer un contrat à durée indéterminé qui prendrait fin à la fin du chantier. Cette mesure enlève le doute des chefs d’entreprise des PME et TPE qui ont peur de l’embauche. Pour le salarié, un contrat rompu entraînerait un barème d’indemnités en fonction de son ancienneté. Le Medef envisage aussi de remettre sur les rails la recherche d’emploi et de rouvrir la négociation sur l’assurance-chômage.

Côté fiscal, le patronat souhaiterait la transformation du Cice en baisse de charges, la fin de la taxe sur les transactions financières et la suppression de la taxe sur les salaires qui pèse sur les assurances et les banques. Pour le Medef, la baisse de charges est plus facile à calculer et plus pérenne pour les chefs d’entreprise. Il demande également la suppression des impôts sectoriels et ceux pesant sur les facteurs de production.