Selon l’étude annuelle sur l’économie française, réalisée par l’INSEE, le salaire net moyen en équivalent à temps plein a augmenté de 1,1%. Une personne travaillant dans le secteur privé ou dans une entreprise publique percevait 2 250 € nets par mois, durant cette année.

Des différences en fonction du secteur et de la catégorie de travailleur

L’augmentation de 1,1% du salaire net en équivalent à temps plein, relevé par l’INSEE, est une moyenne et concerne entre autres, les ouvriers. En effet, certains travailleurs ont bénéficié d’une hausse plus importante de leur rémunération tandis que d’autres, ont dû se contenter une légère revalorisation.

Dans l’industrie l’EQTP a enregistré une hausse de l’ordre de 1,4% et dans la construction, il a augmenté de 1,2%. Pour le tertiaire, la progression est inférieure à la moyenne, avec 1,0%.

Concernant les catégories de travailleurs, les cadres ont connu une hausse plus ou moins marquée de leur salaire, avec 1,2%. Grâce à l’amélioration de la conjoncture, ils ont bénéficié d’un meilleur dynamisme des éléments variables de leur rémunération, tels que les primes.

Chez les employés, la revalorisation est due en grande partie à celle du SMIC. Contrairement aux cadres et aux ouvriers, leur rémunération a connu une amélioration moins importante. L’augmentation des salaires des employés, relevée par l’INSEE, a été de 0,6%, contre 0,7% l’année précédente.

Un écart de salaire qui s’estompe entre hommes et femmes

D’après les résultats de l’étude de l’INSEE, une femme a perçu un salaire net en EQTP inférieur de 18,5% à celui d’un homme. Toutefois, l’institut a remarqué une progression plus rapide des rémunérations de la gent féminine (+1,2% pour les femmes et +1,1% pour les hommes), réduisant ainsi l’écart entre les salaires.

A noter que, si les différences des salaires des hommes et des femmes s’estompent, l’écart se creuse entre les moins bien rémunérés et les mieux rémunérés. Les travailleurs situés en bas de l’échelle ont perçu 1 213 € par mois tandis que ceux placés en haut de l’échelle ont gagné au minimum, 3 646 €. Selon l’INSEE, la progression des rémunérations des mieux payés est nettement plus rapide que celle des travailleurs tels que les ouvriers.