Aux Etats-Unis, une grande manifestation a été organisée à New York afin de réclamer une hausse de la valeur du Smic. Jugé particulièrement bas surtout pour les salariés des géants de la restauration, celui-ci est présenté à 7,25 dollars de l’heure.

Les arguments invoqués par les salariés mécontents

Selon une foule d’employés de grands magasins et de spécialistes de la bouffe rapide, le Smic proposé dans le secteur aux Etats-Unis ne permet plus aujourd’hui de survivre. Il est même considéré comme étant misérable. En effet, d’après Tasian Edwards, un employé de Burger King, le Smic horaire de 7,25 dollars ne suffit en aucun cas pour nourrir toute une famille.  Pour se faire entendre, ses employés ont décidé de descendre dans les rues de New York et d’organiser l’une des plus grandes manifestations de rue dans le pays.

Des salariés des 50 plus grandes villes américaines ont rejoint le mouvement et ont donc usé de leur droit de grève. La principale raison de la manifestation est bien évidemment la demande d’une hausse du salaire minimum mais aussi la demande du droit de syndiquer. Ce mouvement est soutenu par les syndicats qui estiment que désormais le Smic américain devrait être de 15 dollars de l’heure. Ces derniers sont conscients que la démarche n’aura peut-être aucune répercussion sur les industriels mais pourra influencer du côté du Congrès et du président Obama.

La réaction des employeurs et l’avis de certains économistes

billets de dollars

Les responsables des grands magasins ainsi que de la restauration rapide ont tout de suite répliqué suite à la manifestation. Ils ont affirmé qu’une augmentation de salaire n’était pas possible dans les conditions économiques du secteur. De plus, ils affirment que la plupart de leurs employés sont des travailleurs non qualifiés ou encore des étudiants qui pourront s’attendre à avoir de meilleures rémunérations avec le temps.

Mais que si les employés persistaient dans cette voix, la situation pourrait s’empirer car une revalorisation de salaire pourrait mener à des refus d’embauche ou à un licenciement de masse. L’économiste Michael Saltzman avance même la théorie qu’une hausse du Smic provoquerait une augmentation des prix ou une réduction des heures de travail.