Annoncée vendredi dernier par Georges Osborne, ministre des Finances en Grande-Bretagne, la proposition pour une hausse du Smic de 11% en l’espace de deux ans a fait l’objet de nombreux débats.

Reconnu depuis longtemps pour son côté conservateur, le gouvernement britannique serait aujourd’hui prêt à augmenter le salaire minimum de 11%. Une annonce qui a tout de même surpris plus d’un et pourtant, ce mouvement s’étend en réalité à plus grande échelle.

Pourquoi un geste si soudain ?

A l’origine de cette proposition, des raisons politiques sont évoquées. Alors que le gouvernement londonien s’efforce de sortir de la crise qui la touche depuis trois ans, en Allemagne, Angela Merkel n’a d’autres choix que de créer un smic suite à sa coalition avec les sociaux-démocrates. Actuellement, les USA connaissent un fort taux de pauvreté jamais connu depuis cinquante ans.

En Grande-Bretagne, on assiste depuis quelques années consécutives à une baisse du salaire réel. De plus, la crise financière de 2008 ne fait qu’aggraver la situation sur le plan universel. Malgré les coups de pouces évoqués à Washington et Londres, les temps sont durs qu’il est question de se frayer de nouveaux chemins.

La France : un modèle pour les autres pays ?

Hausse du SMIC en 2014Le gouvernement Français est aujourd’hui convaincu être la source de cette voie vers l’augmentation du Smic. Depuis le premier janvier 2014, le Smic en France est de 9,53 euros. Et pourtant, dans d’autres pays dont certains sont plus riches que la France, le Smic est encore bien en-dessous de celui proposé par le gouvernement de François Hollande.

Ainsi, alors qu’à Washington, le président américain rêve d’un Smic à 7,35 euros, à Berlin, le salaire minimum devra être à 8,50 en 2017. Sur le plan européen, seuls les Pays-Bas et la Belgique proposent un Smic au-dessus de celui de la France.