L’entrepreneuriat reste la meilleure solution pour s’enrichir et se dégager de la routine particulièrement ennuyeuse, à laquelle les salariés sont soumis. Toutefois, la creation d’entreprise n’est pas une tâche aisée à accomplir. Il est indispensable de suivre un certain nombre d’étapes pour garantir la viabilité d’un projet et sa réussite.

Développer une idée d’entreprise

Toute création d’entreprise débute par le développement d’une idée. Celle-ci peut naître de l’expérience, des compétences, de l’imagination de l’entrepreneur ou tout simplement, d’un rêve d’enfant.

Elle peut également découler d’une étude réalisée sur les besoins d’un marché. Quoi qu’il en soit, elle doit être protégée grâce à un dépôt de marque, de brevet ou de nom de domaine.

Pour ceux qui éprouvent des difficultés à développer des idées, l’idéal est de se tourner vers la franchise. Cette solution permet de bénéficier de différents avantages : notoriété d’une marque reconnue, savoir-faire spécifique, aide au démarrage, publicité de lancement, système performant de livraison et de réapprovisionnement, assistance à la gestion de stocks et de trésorerie, etc.

Il faut noter toutefois que, la création d’une entreprise en franchise nécessite souvent un investissement conséquent. Dans la majorité des cas, il est nécessaire de verser un droit d’entrée au franchiseur et d’acquérir des équipements spécifiques.

Elaborer un Business Plan

Le Business Plan est un élément à ne pas négliger dans la création d’une entreprise. Il va garantir la faisabilité commerciale du projet et déterminer les moyens à mettre en œuvre pour l’atteinte des objectifs sur le court, le moyen et le long terme.

Le Business Plan est une description de la stratégie à mettre en place et des différents aspects du projet : commercial, financier, humain, etc. Outre les moyens, il doit permettre de déterminer la politique à adopter pour garantir le succès des opérations.

En règle générale, cette étape doit être réalisée avec l’étude de marché. Les chiffres issus de cette dernière permettent de définir la viabilité du projet. Cependant, il est déconseillé de s’appuyer essentiellement sur ceux-ci, dans les prévisions de CA.

Déterminer la forme juridique de l’entreprise

Définir une forme juridique, c’est offrir un cadre juridique à son entreprise afin qu’elle puisse intégrer le marché en toute légalité. Durant cette étape, il est nécessaire de rédiger les statuts avec les diverses mentions indispensables. Ces documents qui ne sont pas sans rappeler les contrats de société, vont servir d’authentification de l’existence de la structure professionnelle.

Les statuts peuvent être complétés par un protocole d’accord ou un pacte d’associés, et doivent comprendre une clause déterminant l’objet social. Cette dernière a pour fonction de déterminer les activités qui vont être réalisées par l’entreprise et permet de se faire attribuer un code APE, par l’INSEE.

Parmi les formes juridiques pouvant être adoptées par un entrepreneur, on peut citer la SARL, la SAS, la SASU, l’EURL et l’EI. Avant de faire un quelconque choix, il est fortement recommandé de s’informer, afin de pouvoir définir précisément celle qui convient le mieux à son entreprise. Pour plus d’informations, rendez-vous ici : https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/N16147

Demander une immatriculation

Après le choix de la forme juridique et l’élaboration des statuts, il faut passer à la demande d’immatriculation. Cette étape consiste à acquérir la personne juridique indispensable à la création et à l’existence de l’entreprise.

Pour être recevable, un dossier d’immatriculation doit comprendre diverses pièces, telles que les statuts ou les actes faisant la description des organes de direction et de contrôle de la société.

A titre d’information, la demande d’immatriculation doit être effectuée parallèlement à d’autres formalités : mise en place d’un avis dans un journal d’annonces légales, insertion au bulletin officiel des annonces civiles et commerciales, enregistrement des statuts au Registre du commerce et des sociétés, etc.

Lancer les activités

Après l’obtention de l’immatriculation et de l’extrait Kbis, le document officiel attestant l’existence de la structure professionnelle, tous les éléments sont en place pour le lancement des activités. Contrairement aux idées reçues, cette phase compte parmi les plus difficiles à réaliser, notamment pour les néophytes dans l’univers de la création d’entreprise.

Durant le démarrage, le fondateur doit prendre en charge différentes tâches plus ou moins complexes. En premier lieu, il doit contrôler l’aspect commercial et administratif de sa structure, en mettant en œuvre les moyens définis dans sa stratégie.

Ensuite, il doit déterminer certains principes de gestion, afin de maîtriser le développement de son entreprise, et élaborer des documents juridiques, tels que l’accord de confidentialité, le procès-verbal d’AG ou le contrat de travail.

A noter que, durant la phase de lancement, les entrepreneurs sont confrontés aux échéances fiscales. Pendant cette période, ils ont l’occasion de s’imprégner des principes régissant la fiscalité des entreprises.

Afin d’éviter les problèmes pouvant menacer l’existence de leur société, ils peuvent se faire accompagner par des professionnels.

Une assistance est souvent recommandée durant le lancement, mais également lors de la réalisation des différentes démarches nécessaires à la création. Les experts peuvent prendre en charge la rédaction des statuts, fournir des conseils sur la forme juridique la mieux adaptée et offrir leur aide dans l’élaboration du Business Plan.

Certes, les prestations d’un spécialiste peuvent entraîner des dépenses supplémentaires toutefois, elles peuvent être utiles pour réduire significativement les risques d’échec.

Quelques chiffres sur les entreprises en France

En 2016, plus de 550 000 entreprises ont vu le jour en France. Selon des estimations, le nombre de projets entrepreneuriat mis en place durant cette année est supérieur de 6% à celui de 2015.

Une fois de plus, les microentreprises ont été les plus nombreuses à intégrer le marché. Toutefois, bien qu’elles représentent approximativement la moitié des structures professionnelles créées, leur nombre a subi un recul de 0,3% par rapport à 2015.

Concernant les sociétés, une progression de 10% a été enregistrée en 2016. Environ 190 000 sociétés sont apparues sur le marché pendant cette année et dans la majorité des cas, elles ont adopté la forme juridique SAS ou SASU.

Si les Français n’hésitent pas à fonder leur propre structure, il est important de noter que le taux de survie n’atteint pas 50%. La mauvaise qualité de la préparation compte parmi les principales causes des échecs.