Bien que l’auto-entreprise ne soit pas très recommandée pour les activités qui se développent rapidement et requièrent des achats et frais importants, elle demeure une option favorable pour lancer un nouveau projet et générer des revenus supplémentaires. Si vous souhaitez vous projeter dans la création d’une auto-entreprise, retrouvez dans cet article les principales informations à connaître.

Pourquoi adopter l’auto-entrepreneuriat ?

Que vous soyez commerçant ou artisan, le statut d’auto-entrepreneur vous suscite bien d’avantages qu’un simple statut d’entrepreneur. Et pour cause, vous pouvez exercer plusieurs activités, avec un régime fiscal et social bénéfique. En effet, les auto-entrepreneurs sont soumis d’office au régime « micro-social » et jouissent pleinement du régime fiscal de la micro-entreprise. Le prélèvement libératoire de l’impôt sur le revenu vous sera autorisé si tel est votre choix.

D’un point de vue social, les auto-entrepreneurs bénéficient du régime des indépendants, y compris la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI). Ce qui assure la simplicité au fonctionnement de leur retraite.

artisan

Par ailleurs, l’auto-entrepreneuriat est éligible à de nombreuses aides à commencer par l’ACRE. C’est une sorte d’exonération de charges sociales, entrée en vigueur depuis le 1er janvier 2019. La postulation au NACRE auto-entrepreneur permet de bénéficier d’un accompagnement dans toutes les démarches. L’association ADIE propose entre autres un service d’accompagnement et de financement aux porteurs de projet d’entreprise.

Les aides de la Chambre de métiers et de l’artisanat sont aussi accessibles. Il s’agit des réunions à but non lucratives, visant à relater le régime de l’auto-entrepreneur dans toutes les perspectives. Ce sera aussi une occasion de demander l’avis des spécialistes qui animent les réunions. Il est même possible d’effectuer des stages de préparation dans le but de définir votre projet et évaluer sa rentabilité avant de vous lancer.

Les aides des Chambres de commerce et d’industrie de leur côté permettent de bénéficier d’un savoir-faire et d’un échange avec les experts du domaine. Elles se déroulent sous forme de réunions d’information, avec une formation de cinq jours, ainsi qu’un accompagnement individuel à la formalisation du projet.

Comment devenir auto-entrepreneur ?

Pour rendre légal votre statut d’auto-entrepreneur, vous êtes prié de fournir les documents requis. Tout d’abord, il faut présenter votre pièce d’identité, accompagnée d’une déclaration de non-condamnation et d’un justificatif de domicile pour les commerçants. Une attestation de préparation à l’installation doit être jointe à ces documents pour les artisans.

Commerce

Toutefois, vous devez passer par une déclaration PO via un site dédié :

  • La Chambre de commerce et d’industrie (CCI) pour les activités commerciales ;
  • La Chambre des métiers et de l’artisanat (CMA) pour les activités artisanales ou commerciales et artisanales ;
  • L’URSSAF pour les activités libérales.

Cette déclaration peut aussi se faire sur votre Portail Auto-Entrepreneur. Veuillez y joindre une photocopie ou un scan de votre pièce d’identité, avec signature et mention « Je certifie sur l’honneur l’exactitude de cette pièce justificative d’identité. Fait à…, le… ». Le CFE compétent en charge de votre enregistrement vous révèlera les démarches à suivre s’il manque un document ou si des formalités supplémentaires sont requises.

Une fois cette démarche effectuée, vous recevez votre numéro Siret ainsi qu’une notification liée au régime d’imposition auquel vous serez soumis au titre de vos bénéfices (BIC ou BNC) et de TVA (franchise en base). Les coordonnées des interlocuteurs fiscaux vous seront fournies pour faciliter la déclaration et le payement de l’impôt sur les bénéfices et la CFE auto-entrepreneur.

La CFE vous transmet également les coordonnées d’un correspondant dédié, pour traiter votre besoin en informations liées aux exonérations et allègements fiscaux applicables. À titre de rappel, depuis 2015, les auto-entrepreneurs exerçant une activité commerciale, artisanale ou industrielle doivent obligatoirement s’immatriculer au Registre du Commerce et des Sociétés pour obtenir un KBIS auto-entrepreneur.