La hausse  du SMIC au 1er janvier 2014 est devenue actuellement un sujet crucial pour les employeurs. Dans le cas d’omission de sa mise en œuvre lors de la paie de janvier, il reste indispensable de procéder à une régularisation dès ce mois-ci.

Une augmentation en fonction de l’inflation

Chaque début d’année, le SMIC connait une hausse provenant de la réévaluation légale si bien qu’il ait augmenté de 1,1% au 1er janvier 2014. Cette hausse s’avère un peu limitée car cette année, elle n’a pas bénéficié de « coup de pouce » de la part du gouvernement.  Le montant du salaire minimum pour 2014 atteint alors les 9,53 euros par heure et un tarif mensuel de 1 445, 38 euros. Mais un bon nombre de salariés ont pu bénéficier de cette revalorisation dans les entreprises de secteur concurrentiel.

Ainsi, les employeurs devront procéder à une vérification de leurs salariés qui étaient rémunérés en dessous du nouveau SMIC  et à un réalignement ou réajustement de salaire.

Inventorier le taux horaire du salarié

hausse smic oubliCette hausse du salaire minium a apporté un changement considérable pour certaines entreprises car sur la base de 35 heures hebdomadaires, le taux du SMIC horaire est porté à 9,53 euros bruts. Un salarié devra donc  empocher un appontement au moins équivalent au nouveau montant du SMIC ou au salaire minimum conventionnel qui correspond à la classification de ce dernier s’il est plus favorable.

Il est également nécessaire de faire une comparaison entre le montant du SMIC 2014 et le salaire versé. Elle sera faite en tenant compte du salaire de base ainsi que des détails qui constituent des compléments d’indemnité versés en contrepartie du travail à savoir les avantages en nature, les primes vacances ou le treizième mois.

La non-application du SMIC est sanctionnée d’une amende de 1 500 euros et le fait de le régler sur la paie  suivante ne l’efface pas. De plus, dans le cas de non-respect du salaire minimum, la responsabilité pénale de l’entreprise, relative à la législation sociale peut être engagée.