Avant de recruter, l’employeur doit savoir ce que lui coûte un salarié. Il prépare son budget sur la base du SMIC en France. Mais, il ne faut pas oublier que le SMIC, l’acronyme de « salaire minimum interprofessionnel de croissance » n’est qu’une base de départ. En d’autres termes, c’est le minimum en dessous duquel aucun salarié ne peut être rémunéré en France. Ainsi, l’employeur doit aussi tenir compte des charges sociales, des charges patronales et des coûts indirects.

Focus sur le salaire mensuel

Le salaire mensuel net se calcule en retirant les cotisations sociales salariales du salaire brut. En France, le SMIC mensuel brut sur une base de 35 heures par semaine s’élève à 1 521 euros en 2019 ; soit un SMIC horaire brut de 10,03 euros. Mais sa valeur nette mensuelle est de 1 171 euros. Les charges sociales salariales incluent :

  • La contribution sociale généralisée ;
  • La contribution pour le remboursement de la dette sociale ;
  • L’assurance vieillesse ;
  • La cotisation chômage ;
  • Les cotisations pour la retraite complémentaire.
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À cela s’ajoutent 13 % de charges patronales. Elles regroupent l’assurance maladie, la cotisation chômage, les allocations familiales, la retraite complémentaire, la contribution solidarité autonome. Sur la base du SMIC, les charges patronales sont donc de 197 euros. À cet effet, l’employeur paiera au minimum 1 718 euros pour un salarié.

Les compléments de salaire

Un salarié en plus de son salaire perçoit des compléments venant de l’entreprise, selon les circonstances. Les compléments de salaires concernent les différentes primes et avantages versés en plus du salaire de base.

D’un côté, il y a les compléments découlant du contrat de travail. Il s’agit des :

De l’autre côté, le salarié peut bénéficier d’un certain nombre d’avantages en nature, comme une voiture de fonction, de frais « repas », ou l’utilisation de téléphone portable.

Les charges indirectes engendrées par un salarié

Salaire employé

Selon le cas, instaurer un poste au sein d’une entreprise nécessite des aménagements dont les coûts peuvent varier. La détermination de ces coûts dépend de chaque entreprise et son estimation est difficile. Ce sont souvent les coûts d’infrastructure liés à l’adaptation du salarié. Pour compter ce que coûte réellement donc un salarié à l’employeur, il faut considérer :

  • Le coût du recrutement, dans certains cas le salaire du recruteur ou de l’agence de recrutement ;
  • Les coûts de formation, si cela s’avère nécessaire, tout en comptant le temps d’adaptation ;
  • L’équipement nécessaire au salarié : un ordinateur, des fournitures de bureau, une ligne téléphonique et autres ;
  • Son espace de travail.