L’espoir de toucher un Smic plus élevé durant l’année 2016 commence à s’estomper, pour les 1,6 million salariés français, hors apprentis et intérimaires.

Le groupe d’experts déconseille le coup de pouce

Avant chaque revalorisation du Smic, le Gouvernement consulte un groupe d’experts. Après maintes études, celui-ci a déconseillé l’Etat d’appliquer un coup de pouce sur le salaire minimum, en raison de la conjoncture encore défavorable à une réduction conséquente du taux de chômage.

En effet, bien que la situation économique soit en amélioration en France, les experts estiment que la croissance sera relativement faible durant les deux années à venir. Ils ont affirmé que le taux de chômage ne retrouvera pas son niveau d’avant-crise durant cette période. Selon eux, il faudra se contenter de l’indexation légale du salaire minimum interprofessionnel de croissance, pour l’année prochaine.

Une faible hausse du SMIC à prévoir

PAS-DE-COUP-DE-POUCEMalgré que les chances de voir un coup de pouce soient assez restreintes, le Smic devrait cependant bénéficier d’une légère hausse, au 1er janvier. En effet, chaque année, le salaire minimum est revalorisé au minimum chaque année, grâce à une méthode de calcul qui prend compte l’inflation chez les 20% des ménages inclus dans les classes les plus vulnérables et la moitié de la hausse du pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier, ou SHBO. Ce système de calcul a été adopté en 2013.

En 2014, la revalorisation du salaire minimum interprofessionnel de croissance était de l’ordre de 0,8%. Cette faible hausse a permis aux smicards de toucher 1 450,52 € bruts par mois, soit 9,61 € par heure. (plus d’informations ici)

 

Pour le 1er janvier 2016, le Gouvernement émettra sa décision le 14 décembre prochain, durant une réunion de la Commission nationale de la négociation collective, ou CNNC. Bien entendu, il prendra en compte les recommandations du groupe d’experts, mais il pourra néanmoins opter pour une augmentation plus importante que celle offerte par l’indexation légale.

Il est à noter que, le Smic est le successeur du Smig (Salaire minimum interprofessionnel garanti). Il a été instauré par le décret du Premier ministre Jacques Chaban-Delmas, le 2 janvier 1970 et diffère du Smig sur de nombreux points, notamment sur la méthode de calcul.