L’indemnité de congés payés peut être considérée comme la rémunération d’un salarié durant ses congés. Il existe deux méthodes de calcul mais en règle générale, l’entreprise doit retenir celle la plus favorable à son employé.

Les deux méthodes de calcul des indemnités de congés payés

La méthode la plus avantageuse pour le salarié est sans nul doute, le maintien de la rémunération. Cette technique permet au travailleur de bénéficier d’un niveau de salaire identique à ce qu’il aurait perçu s’il a travaillé durant la période de congé. Dans la majorité des cas, cette méthode est appliquée aux employés qui sont récemment passés du temps partiel à temps plein et ceux qui viennent d’obtenir une augmentation.

La deuxième méthode est celle dite “du dixième”. Elle consiste à verser au salarié une indemnité équivalente à un dixième de la totalité des sommes brutes qu’il a perçu durant la période de référence. L’indemnité est versée pour les trente jours de congés annuels.

Les éléments pris en compte dans le calcul des indemnités de congés payés

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Le salaire brut n’est pas l’unique élément à prendre en compte dans le calcul des indemnités de congés payés, notamment celui réalisé à partir de la méthode dite “du dixième”.

La loi oblige les employeurs à intégrer dans le calcul d’autres éléments liés à la rémunération, à savoir : les commissions, les pourboires, les avantages en nature, les primes (ancienneté, rendement, travail de nuit), les majorations de salaire (jours fériés, heures supplémentaires), les indemnités versées pour les congés de maternité, les accidents de travail et les maladies professionnelles.  Comme autre élément nécessaire à l’évaluation du montant, on peut citer les salaires versés durant les absences assimilées à du travail collectif.

Il faut savoir toutefois que, les remboursements de frais, les primes exceptionnelles collectives et celles annuelles (prime de vacances, 13ème mois) ne sont pas pris en compte. Les indemnités journalières de maladie ainsi que les indemnités de chômage partiel ou de licenciement sont également exclues des calculs.

Dans le cas où l’employé bénéficie d’une durée de congé supérieure aux cinq semaines légales, l’employeur devra proportionner les indemnités de congés payés.