Fin août, le Gouvernement français a mis en place les nouveaux membres du groupe d’experts chargé d’étudier le SMIC. Gilbert Cette compte parmi les grands noms qui vont faire le point sur le dispositif et en prenant ses dernières interventions en considération, les chances de voir une diminution au niveau du salaire minimum légal sont relativement élevées.

Un économiste désireux d’appliquer une réforme sur le SMIC

Le 23 août dernier, après des propositions émises par les ministres de l’Economie et du Travail, le Premier ministre français a désigné les spécialistes chargés de la question du SMIC. Cinq grands noms ont été retenus à savoir, André Zylberberg, Isabelle Méjean, Andrea Garnero, Marie-Claire Villeval et Gilbert Cette. Déjà membre de ce groupe d’expert en 2012, ce dernier a toujours souhaité opérer des changements au niveau du salaire minimum.

Depuis de nombreuses années, il estime que la rémunération minimum légale est trop élevée et représente un important obstacle à l’éradication du chômage.

Dans son rapport de 2012, l’économiste a proposé une régionalisation du SMIC et une évaluation de son montant, en fonction de l’âge.

Par ailleurs, dans une tribune publiée dans Le Monde, il a déclaré qu’une revalorisation du salaire minimum représenterait une contrainte. Selon lui, le montant de cette rémunération est suffisamment élevé et sa méthode de revalorisation doit faire l’objet d’une réforme.

Un autre opposant au SMIC

Hormis Gilbert Cette, le groupe d’experts a accueilli un autre farouche opposant au SMIC, André Zylberberg.

Cet économiste spécialisé dans le travail et co-auteur du Négationnisme Economique, a déclaré au Monde que le coût du travail est trop élevé en France, en raison du niveau de la rémunération minimum légale, et que cela a des répercussions néfastes sur l’emploi.

A l’instar de Gilbert Cette, il estime que des réformes doivent être appliquées pour réduire le taux de chômage.

En 2015, il a évoqué l’idée de mettre en place un SMIC par région, par secteur et par âge afin de diminuer le coût du travail non-qualifié qui, d’après lui, représente un frein à l’embauche. Dans l’optique de justifier ses propos, il a affirmé que cette méthode est utilisée dans de nombreux pays.